01/04/2005

FRANCE - 1 Franc Tête-Bêche.

 Le 24 août 1848, l’Assemblée Nationale française décida de régulariser les tarifs postaux. Des tentatives de négociations, portant sur la production de timbres eurent lieu entre les autorités françaises et l’imprimeur anglais PERKINS BACON. Les offres de la firme anglaise s’avérant trop onéreuses, le gouvernement français demanda à l’hôtel de la Monnaie de Paris d’entreprendre la production des timbres dont il allait avoir besoin.

Les matrices furent réalisées à la main par le célèbre graveur JACQUES-JEAN BARRE. Comme motif central, ce dernier choisit de représenter Cérès, déesse des moissons, dont il avait déjà antérieurement utilisé l’effigie pour une monnaie. Le portrait était entouré d’une bordure classique avec la mention  Rép. Franc. sur la partie supérieure, tandis que la dénomination et le mot  Postes  figuraient sur la partie inférieure.

M.A. HULOT fut tout spécialement chargé de la supervision de la nouvelle production. Les timbres étaient reproduits par un procédé typographique sur des feuillets de trois cent exemplaires, constitués par deux panneaux de 150 unités réalisés à partir de clichés simples.

Le 1er janvier 1849, deux dénominations - le 20 centimes noir et le 1 franc vermillon - furent mises en vente. Les timbres étaient dentelé et gommés.

Pour des raisons qui ne furent jamais expliquées valablement, HULOT inversa un cliché sur la plupart des plaques d’impression produites sous sa direction. C’est ainsi que naquirent les paires de tête-bêche: timbres juxtaposés mais en sens inverse. Ces paires se singularisaient par le fait qu’elles ne résultaient nullement d’une erreur d’impression. Certains experts considèrent que HULOT procéda de la sorte pour rendre toute contrefaçon plus difficile.

Le 1 franc vermillon fut remplacé par le 1 franc carmin le 1er décembre 1849. Étant donné la courte période durant laquelle le 1 franc vermillon fut émis, il devint rapidement une émission postale extrêmement rare.

Deux tête-bêche seulement sont connues: une oblitérée, l’autre non.

L’une des plus importantes découvertes relatives à la philatélie française est constituée par un bloc de 4 timbres de couleur vermillon vif et dont un timbres est en tête-bêche. Ce bloc fut découvert dans un coffre ayant appartenu à HULOT et renfermant des épreuves des premières émissions postales françaises. Le feuillet brillamment coloré contenant la paire tête-bêche fut détaillé et c’est ainsi que fut formé le prestigieux bloc de quatre dont nous venons de parler.


08:38 Écrit par cplh | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour

Les origines des têtes béches ne sont peut être pas imputables à Mr Hulot. La matrice en plomb rectangulaire reproduisant le timbre étant individuelle, l'ouvrier devait retourner chacune des matrices (2x150) et la placer dans un cadre métallique serti définitivement.
On obtenait alors une planche dont était tiré un galvano qui servira à l'impression des timbres. L'ouvrier affecté à cette tâche devant retourné chaque matrice, il en a mis certaines à l'envers. C'est ainsi que les têtes béches sont nées. Pour l'administration postale, cette erreur n'avait aucune importance puisque les timbres étaient déstinés à être découpé à l'unité pour la plupart des cas.

Écrit par : Tissier | 06/08/2010

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