04/06/2005

GUYANE BRITANNIQUE - Un cent magenta

Situé sur la côte orientale de l'Amérique du Sud, le Guyana n'est autre que l'ancienne Guyane Britannique. Il est indépendant depuis 1970, mais ses premières émissions postales remontent à 1850.

Le timbre le plus célèbre du monde fut émis par ce pays en 1856. A ce jour, il n'existe qu'un seul spécimen connu de ce timbre exceptionnel, mais des rumeurs courent d'après lesquelles un autre spécimen aurait été détruit pour préserver la grande valeur de cet unique exemplaire.

Ce timbre fut créé lorsqu'un envoi de timbres de la firme britannique Waterlow&Sons n'arriva pas à temps. Le receveur de la Poste Royale, E.T.E. Dalton, décida alors la production d'émissions postales provisoires. Des timbres d'un cent et de quatre cents furent ainsi commandés, la dénomination d'un cent étant destinée à l'affranchissement des journaux.

Le motif central représente un trois-mâts, au-dessus duquel figure l'inscription Damus Petimus Que Vicissim (Nous donnons, mais attendons quelque chose en retour). Ce motif est entouré d'un encadrement rectangulaire, dont les côtés ne se touchent pas. L’encadrement est lui-même bordé par le nom du pays émetteur, la dénomination et le mot "Postage" (Postes).

Ces timbres peu communs furent réalisés sur une presse manuelle; ils n'étaient ni dentelés, ni gommés. Pour éviter les contrefaçons, chaque timbre était revêtu des initiales d'un employé des postes. (Les initiales d'E.D. Wright apparaissent sur le un cent magenta.)

Le timbre provisoire d'un cent apparut pour la première fois en 1873, lorsqu'un jeune philatéliste, L. Vernon Vaughan, en découvrit un spécimen parmi les papiers de famille. Il retira le timbre de la lettre sur laquelle il était collé et le plaça dans son album. Ignorant la valeur du timbre dont les coins étaient un peu abîmés, il le vendit pour six shillings (environ $1.50) à Neil R. McKinnon, un autre philatéliste. Dix ans après, ce dernier vendit le timbre, ainsi d'ailleurs que toute sa collection, à un négociant de Glasgow, en Ecosse. Encore plus tard, Thomas Ridpath, faisant le commerce des timbres à Liverpool, devint propriétaire du "un cent magenta" pour $ 600 environ ... puis le revendit au Comte Philippe la Renotière von Ferrari pour $750.

Le gouvernement français procéda à la vente aux enchères de la collection Ferrari à partir de 1922 et le "un cent magenta" fut adjugé pour 300.000 francs français (approximativement $ 35.250), plus une taxe de 17 pour cent. L’acheteur était Arthur Hind, d'Utica dans l'Etat de New York, industriel travaillant dans le textile. Un représentant du Roi George V d'Angleterre avait tenté d'acquérir le timbre lors de la vente publique et c'est ainsi que les enchères étaient montées à un niveau sans précédent pour une seule émission postale.

Le "un cent magenta" demeura dans la collection de Hind jusqu'à la mort de ce dernier. Sa veuve le conserva jusqu'en 1940, puis le vendit pour 42.500 $. Le 24 mars 1970, le timbre fut vendu lors de la vente aux enchères "Robert A. Siegel" pour 280.000 $, puis, le 5 avril 1980, à une même vente "Siegel" pour 850.000 $, plus dix pour cent de commission. Son acquéreur demanda à conserver l'anonymat.



08:37 Écrit par cplh | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Une belle histoire Quelle magnifique histoire que celle du "One cent magenta".Sauf erreur de ma part il n'en existe qu'un seul exemplaire.Les spécimens émis comme timbres provisoires ont ils une grande valeur? Et si oui laquelle ?
Merci.

Écrit par : drouet | 24/05/2008

Une belle histoire Quelle magnifique histoire que celle du "One cent magenta".Sauf erreur de ma part il n'en existe qu'un seul exemplaire.Les spécimens émis comme timbres provisoires ont ils une grande valeur? Et si oui laquelle ?
Merci.

Écrit par : drouet | 24/05/2008

question Quels autres timbres ont autant de valeur????

Écrit par : drouet | 24/05/2008

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