06/04/2005

BUREAUX DE POSTE ITALIENS EN CHINE - 40 centesimi sur l-lire "Roi Victor-Emmanuel III"

 En juillet 1900, après l'écrasement de la Rébellion des Boxers, des forces militaires italiennes furent stationnées en Chine. Le 21 janvier 1901, ces troupes se virent autorisées à utiliser des timbres italiens sans surcharge. En septembre 1917 cependant, des bureaux de poste italiens furent ouverts à Pékin et à T'ien­ Tsin et plusieurs timbres italiens furent surchargés pour être utilisés sur place. L'utilisation de ces timbres demeura toutefois réservée aux diplomates de la légation et du consulat et aux membres des troupes italiennes stationnées en Chine.

 

Parmi les timbres surchargés pour être utilisés à Pékin figuraient ceux

émis de 1901 à 1916 et s'ornant d'armoiries et du portrait du roi Victor ­Emmanuel III. L'un des timbres à haute valeur de cette série, le 1-lire, s'est mué en rareté philatélique après avoir reçu une surcharge pour son utilisation en Chine.

 

Le timbre de 1-lire avait été conçu par Giuseppe Cellini et gravé par Alberto Repettati. Typographié à l'encre brune et à l'encre verte sur du papier filigrané, il s'ornait du portrait du roi Victor-Emmanuel III. Les feuillets se composaient de 400 timbres, répartis en quatre panneaux de 100 spécimens chacun. Les timbres furent envoyés, dentelés et gommés, aux bureaux de poste italiens en Chine. 

Lorsque, en septembre 1917, les bureaux de poste italiens ouvrirent leurs portes à Pékin et à T'ien­ Tsin, les quelques timbres de l-lire demeurant en stock furent surchargés à la main, à l'encre noire, avec l'inscription Pechino/40 Centesimi. Ces timbres sont très rares


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ILE MAURICE - l-penny Reine Victoria

L’île Maurice est située dans l'océan Indien à environ 900 km à l'est de Madagascar. Elle constitue un état indépendant dans le cadre du Com­monwealth britannique.

L’île Maurice émit ses premiers timbres, un 1-penny orange et un 2-pence bleu foncé, en 1847. L’existence de ces timbres est due à l'in­fluence de Lady Gomm, l'épouse de Sir William Maynard Gomm, gouverneur de l'île à cette époque.

Lady Gomm était une femme ayant beaucoup d'imagination. Elle avait la charge d'organiser annuellement le Bal du Gouverneur, l'événement social le plus important de l'île. En 1847, en examinant le courrier reçu d'Angleterre, Lady Gomm eut l'idée de créer sa propre version du timbre britannique Reine Victoria et de l'utiliser pour ses invitations au Bal du Gouverneur... James Osmond Barnard, bijoutier, réparateur de montres, graveur et peintre de miniatures fut chargé de graver la plaque d'impres­sion. Barnard grava le motif sur le revers d'une plaque de cuivre qui avait servi jadis à l'impression des cartes de visite. Le motif représentait la reine Victoria de profil, couronnée d'un diadème de croix maltaises et de fleurs de 1ys. L’artiste grava ses propres initia1es sur l'effigie de 1a reine Victoria. Le motif du timbre était une grossière imitation du timbre anglais rouge de 1 penny et du timbre bleu de deux pence. La dénomina­tion de 1 penny était utilisée pour les lettres de 1/2 once postées et livrées dans la zone de Port Louis, la capitale de l'île, et la valeur de deux pence était destinée au courrier interne au-delà de cette zone.

Les timbres furent mis en vente pour la première fois le 21 septembre. Au bout de quelques jours le stock était épuisé. La collection royale anglaise comprend un exemplaire du 1 penny sur

l'enveloppe originale avec la carte d'invitation au bal de Lady Gomm. On ignora l'existence de ces timbres jusqu'à ce que Madame Borchard, l'épouse d'un commerçant français, en découvrit un exemplaire de chaque valeur parmi la correspondance de son mari. Elle arriva à trouver 14 spécimens des deux dénominations. De nos jours, 27 spécimens ont été retrouvés dont 15 de 1 penny et 12 de 2 pence. Seulement deux des 1 penny et cinq des 2 pence sont non oblitérés.

On trouva deux exemplaires du 1 penny sur une 1ettre dans un bazar indien en 1897 .Ils furent achetés pour 102 dollars. En 1969, cette même enveloppe fut rachetée par 1a Raymond H. Weill Co pour la somme de 380.000 dollars, un prix jamais atteint pour une enveloppe timbrée.



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HAWAII - 2-cents Missionnaire

Ancien royaume indépendant faisant aujourd'hui partie des États-Unis, Hawaii réalisa ses premières émissions postales en 1851. Ces timbres ont été surnommés les "Missionnaires" car on les trouve presque toujours sur la correspondance envoyée par des missionnaires américains installés à Hawaii à leurs amis et proches des États-Unis.

Ces timbres, dont les valeurs étaient de 2, de 5 ou de 13 cents, furent produits par l'imprimerie officielle des États-Unis. La plaque d'impression portait deux sujets côte à côte. Les trois valeurs furent imprimées à partir de la même plaque et l'on se contenta, en fonction des besoins, de changer la valeur faciale et les mots apparaissant en bas des timbres.

L’impression eut lieu à l'aide d'une encre bleu métal sur un papier tellement mince que les spécimens qui ne sont pas collés sur des enve­loppes sont souvent endommagés. Le 2-cents servait à l'affranchissement des journaux et imprimés envoyés aux États-Unis. Il fut rarement utilisé. De plus, les emballages de journaux ne présentant guère d'intérêt et étant le plus souvent jetés, le 2-cents "Missionnaire" se range parmi les timbres les plus rares au monde. Il n'en existe que quinze spécimens: deux figurent dans la collection Tolping du British Museum; trois sont au Musée Postal d'Hawaii; les autres sont détenus par des collectionneurs privés.

En 1903, une enveloppe portant un 2-cents et un 5-cents "Mission­naires", ainsi qu'une paire de 3-cents américains de 1851, fut découverte parmi de vieux papiers à New Bedford, dans le Massachusetts. Cette enveloppe est aujourd'hui la propriété du journal hawaiien HOI1OlltlU AdverllSer. Elle constitue la plus importante découverte philatélique en provenance d'Hawaii et porte le seul 2-cents " Missionnaire" connu sur enveloppe.

Deux spécimens de ce timbre furent respectivement vendus pour 230.000 et 210.000 dollars en 1980, lors d'une vente aux enchères organisée par la Sotheby Parke Bernet Stamp Auction Company. Ils provenaient tous deux de la prestigieuse collection de l'industriel japonais Ryohei Ishikawa.



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GUYANE BRITANNIQUE - 4-Cents "Motif Composé"

La Guyane britannique, qui porte aujourd'hui le nom de Guyana, émit ses premiers timbres le 1er juillet 1850. Il s'agissait d'une série de quatre timbres, dont l'un était un 4-cents. Au début de 1850, E. T.E. Dalton, le receveur de la poste adjoint de Demerara, avait établi des plans pour l'instauration d'un service postal interne. Le gouverneur de la colonie approuva ses propositions et 2.400 dollars furent alloués pour le finan­cement d'un service postal expérimental.

Celui-ci fut mis sur pied en quelques mois et le temps s'avéra fort court pour préparer des timbres. La première émission postale se révéla donc relativement primitive. Des filets d'impression, biseautés d'un côté et émoussés de l'autre, furent pliés en forme de cylindre et hâtivement soudés entre eux. Les mots British et Guiana furent maladroitement composés à l'aide de lettres capitales suivant la courbe du cercle, tandis que le mot cents, en lettres italiques, précédé du chiffre de la valeur était inséré sur une ligne droite en travers du diamètre.

Les timbres furent produits par Joseph Baum et William Dallas, propriétaires du journal la Royal Gazelle et imprimeurs du gouvernement. Les 4-cents furent imprimés à l'encre noir~, sur du papier orange ou jaune, et émis non dentelés et non gommés. A cause de leur dessin, ces timbres ont été surnommés "cottonreels" (bobines de coton) par les collectionneurs. Ils furent revêtus des initiales de divers responsables de l'administration postale avant d'être mis en vente.

Il existe des 4-cents imprimés sur du papier orange, du papier jaune canari et du papier jaune citron. Ces derniers sont les plus rares. Seuls deux spécimens de forme carrée sont répertoriés. L'un d'eux fait partie de la collection Tapling et est exposé au British Museum; l'autre enrichit la Collection Royale, à Londres. Les autres spécimens ont une forme circulaire.



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Grande-Bretagne - "Penny Black"

Bien avant 1840, l'affranchissement des plis postaux était devenu à ce point onéreux que les gens de condition modeste ne pouvaient se permettre d'envoyer du courrier. Les frais de port étaient en outre généralement assurés par le destinataire, ce qui posait de multiples problèmes.

Rowland Hill, un homme d'affaires anglais, fit alors remarquer que, avec ce système, les postes perdaient de l'argent. En 1837, il proposa donc que l'on fixe le montant unique et payable à l'avance d'un penny pour l'affranchissement des lettres. Après de longs débats, le Parlement britannique vota finalement une loi dans ce sens et, le 6 mai 1840,la Grande-Bretagne procéda à l'émission de son premier timbre-poste.

Celui-ci est aujourd'hui considéré comme le premier timbre adhésif du monde. Il s'orne d'un portrait de la reine Victoria, emprunté à la médaille Guildhall réalisée en 1838 par William Wyon. Son impression fut confiée à Perkins, Bacon & Petch. Elle fut réalisée sur des feuillets de 240 timbres, à l'encre noire (d'où son nom), sur du papier vélin, fait main et filigrané. Le "Penny Black" fut émis non-dentelé et gommé.

Il intéressa presque immédiatement les collectionneurs. C'est ainsi qu'un article paru dans le London Times en 1841 fait état d'une jeune dame qui, désireuse de tapisser une pièce petite avec des timbres usagés, en avait rassemblé quelque 16.000 spécimens. De nombreux collectionneurs cherchèrent naturellement à découvrir cette pièce, mais, malheureusement, en vain!

Le "Penny Black" n'est pas rare, puisqu'il fut émis en 68.158.000 exemplaires. Il se range toutefois parmi les émissions postales les plus recherchées et sa valeur s'est constamment accrue au fil des ans.



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01/04/2005

France - 90 centimes" Berthelot" avec surcharge inversée de 10 francs

Des armateurs français décidèrent d'expérimenter un service de postes aériennes très spécial, à partir du transatlantique Ile de France. Lorsque le navire arriverait à une distance de l'ordre de 650 à 1.300 kilomètres de New York ou du Havre, un avion postal décollerait du pont du navire, emportant du courrier spécialement affranchi.

Le 8 août 1928, l'Ile de France quittait Le Havre pour New York, ayant à son bord quelque 2.000 lettres destinées à effectuer la dernière partie de leur voyage par avion. I.:affranchissement spécial pour ce service était de dix francs français et l'incroyable succès de la formule épuisa presque totalement le stock disponible de timbres de 10 francs.

Etant donné qu'un vol était prévu lors du voyage de retour vers Le Havre, il fallait trouver des timbres de 10 francs supplémentaires. Les seuls timbres disponibles auprès du bureau de poste du transatlan­tique étaient des 90 centimes "Berthelot" et des l, 50 franc "Pasteur".

Il fut donc décidé de procéder à la surimpression de dix francs d'un certain nombre de "Berthelot" et de "Pasteur". Le consul général de France à New York autorisa la surimpression de 3.000 "Berthelot" et de 1.000 "Pasteur" et, le 16 août, veille de l'appareillage de l'/le de France, les timbres, dont l'encre n'était pas encore sèche, furent mis en vente au bureau de poste du navire.

Il y eut des surimpressions de différents types. Elles furent toutes effectuées à l'encre noire sur des blocs de cinquante timbres. La plus célèbre d'entre elles est la surcharge inversée apposée sur l'un des blocs de "Berthelot". Trente-cinq de ces timbres furent vendus à l'équipage du navire et l'on a perdu trace des quinze autres spécimens


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FRANCE - 5-francs "Napoléon III" avec Omission de Valeur

La République Française procéda à l'émission de ses premiers timbres en 1849. Lorsque la république céda la place à l'empire, avec l'avènement de Napoléon III, de nouveaux timbres représentant l'empereur furent mis en circulation.

La série utilisée de 1863 à 1870 montrait Napoléon III coiffé des lauriers marquant sa victoire lors des campagnes d'Italie de 1859-60. Elle se composait de valeurs allant d'un centime à cinq francs.

La matrice du timbre de cinq francs fut gravée par Albert Barre et ce fut l'hôtel des monnaies de Paris qui procéda à l'impression. Les feuillets se composaient de 150 timbres, imprimés par deux blocs de 75 (15x5). Ces deux blocs étaient séparés par une marge verticale, dont la largeur était approximativement celle d'un timbre. Les 5-francs furent imprimés à l'encre gris lilas ou lilas sur du papier gris bleu. La valeur et la lettre "F" furent apposées à l'aide d'une plaque séparée. C'est pour cette raison que l'on constate des différences perceptibles au niveau de l'encrage et de la couleur de ces deux inscriptions. Il semble qu'un feuillet ait échappé à l'opération de surcharge. C'est ainsi qu'est née la variété "valeur omise?' Les 5-francs furent émis dentelés et gommés. Ils servaient à l'affran­chissement des plis recommandés d'un poids exceptionnellement élevé et de certains colis.

Un "valeur omise" non oblitéré et trois oblitérés sont connus. Parmi ces derniers, deux spécimens présentent l'oblitération "Imprimés;' apposée en rouge à Paris en juillet 1874. Le troisième spécimen a pour sa part été oblitéré à Alençon, en mars 1874 ou 1877, le dernier chiffre étant peu lisible.


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