01/04/2005

FRANCE - 5-francs "Napoléon III" avec Omission de Valeur

La République Française procéda à l'émission de ses premiers timbres en 1849. Lorsque la république céda la place à l'empire, avec l'avènement de Napoléon III, de nouveaux timbres représentant l'empereur furent mis en circulation.

La série utilisée de 1863 à 1870 montrait Napoléon III coiffé des lauriers marquant sa victoire lors des campagnes d'Italie de 1859-60. Elle se composait de valeurs allant d'un centime à cinq francs.

La matrice du timbre de cinq francs fut gravée par Albert Barre et ce fut l'hôtel des monnaies de Paris qui procéda à l'impression. Les feuillets se composaient de 150 timbres, imprimés par deux blocs de 75 (15x5). Ces deux blocs étaient séparés par une marge verticale, dont la largeur était approximativement celle d'un timbre. Les 5-francs furent imprimés à l'encre gris lilas ou lilas sur du papier gris bleu. La valeur et la lettre "F" furent apposées à l'aide d'une plaque séparée. C'est pour cette raison que l'on constate des différences perceptibles au niveau de l'encrage et de la couleur de ces deux inscriptions. Il semble qu'un feuillet ait échappé à l'opération de surcharge. C'est ainsi qu'est née la variété "valeur omise?' Les 5-francs furent émis dentelés et gommés. Ils servaient à l'affran­chissement des plis recommandés d'un poids exceptionnellement élevé et de certains colis.

Un "valeur omise" non oblitéré et trois oblitérés sont connus. Parmi ces derniers, deux spécimens présentent l'oblitération "Imprimés;' apposée en rouge à Paris en juillet 1874. Le troisième spécimen a pour sa part été oblitéré à Alençon, en mars 1874 ou 1877, le dernier chiffre étant peu lisible.


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FRANCE - 1 Franc Tête-Bêche.

 Le 24 août 1848, l’Assemblée Nationale française décida de régulariser les tarifs postaux. Des tentatives de négociations, portant sur la production de timbres eurent lieu entre les autorités françaises et l’imprimeur anglais PERKINS BACON. Les offres de la firme anglaise s’avérant trop onéreuses, le gouvernement français demanda à l’hôtel de la Monnaie de Paris d’entreprendre la production des timbres dont il allait avoir besoin.

Les matrices furent réalisées à la main par le célèbre graveur JACQUES-JEAN BARRE. Comme motif central, ce dernier choisit de représenter Cérès, déesse des moissons, dont il avait déjà antérieurement utilisé l’effigie pour une monnaie. Le portrait était entouré d’une bordure classique avec la mention  Rép. Franc. sur la partie supérieure, tandis que la dénomination et le mot  Postes  figuraient sur la partie inférieure.

M.A. HULOT fut tout spécialement chargé de la supervision de la nouvelle production. Les timbres étaient reproduits par un procédé typographique sur des feuillets de trois cent exemplaires, constitués par deux panneaux de 150 unités réalisés à partir de clichés simples.

Le 1er janvier 1849, deux dénominations - le 20 centimes noir et le 1 franc vermillon - furent mises en vente. Les timbres étaient dentelé et gommés.

Pour des raisons qui ne furent jamais expliquées valablement, HULOT inversa un cliché sur la plupart des plaques d’impression produites sous sa direction. C’est ainsi que naquirent les paires de tête-bêche: timbres juxtaposés mais en sens inverse. Ces paires se singularisaient par le fait qu’elles ne résultaient nullement d’une erreur d’impression. Certains experts considèrent que HULOT procéda de la sorte pour rendre toute contrefaçon plus difficile.

Le 1 franc vermillon fut remplacé par le 1 franc carmin le 1er décembre 1849. Étant donné la courte période durant laquelle le 1 franc vermillon fut émis, il devint rapidement une émission postale extrêmement rare.

Deux tête-bêche seulement sont connues: une oblitérée, l’autre non.

L’une des plus importantes découvertes relatives à la philatélie française est constituée par un bloc de 4 timbres de couleur vermillon vif et dont un timbres est en tête-bêche. Ce bloc fut découvert dans un coffre ayant appartenu à HULOT et renfermant des épreuves des premières émissions postales françaises. Le feuillet brillamment coloré contenant la paire tête-bêche fut détaillé et c’est ainsi que fut formé le prestigieux bloc de quatre dont nous venons de parler.


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FINLANDE 5-penni "Armoiries" Paire Tête-Bêche

La Finlande procéda à l'émission de ses premiers timbres à l'époque où elle faisait encore partie de l'Empire russe. Ces timbres représentaient les armoiries finlandaises et leur valeur était exprimée en kopecks.

En novembre 1865, lorsque les unités monétaires devinrent le penni et le mark finlandais, une nouvelle émission de timbres s'avéra nécessaire. L'impression de quatre de ces nouveaux timbres, dont un 5-penni, débuta le 13 décembre 1865. Leur dessin représentait les armoiries de la Finlande et leur valeur était exprimée en alphabet latin dans la partie supérieure et en alphabet cyrillique dans la partie inférieure.

Ces timbres étaient imprimés à partir de plaques divisées en deux panneaux de cinquante spécimens chacun. Ces panneaux étaient disposés dans un cadre d'acier et maintenus ensemble par des vis.

Un ou deux tirages furent réalisés annuellement entre 1866 et 1874. Après chaque tirage, les plaques étaient démontées et chaque cliché était nettoyé séparément. Après nettoyage, les clichés étaient ré assemblés dans leurs cadres et rangés jusqu'au prochain tirage. Ce fut après l'une de ces séances de nettoyage que certains clichés furent malencontreusement mélangés et insérés par erreur dans d'autres cadres. Il en résulta l'apparition de variétés "tête-bêche" et d'autres, présentant des erreurs chromatiques.

Les erreurs d'impression ne se produisirent qu'une seule fois, lors d'un tirage réalisé à la fin de 1867. Au cours de l'impression qui entraîna une erreur chromatique sur le 5-penni, l'inversion d'au moins un cliché provoqua la création de la célèbre paire "tête-bêche:' composée d'un 5-penni présentant une erreur chromatique et d'un 10-penni normal,

Après constatation de l'erreur, les clichés fautifs furent extraits de la plaque et remplacés par des valeurs correctes. Un cliché fut cependant réinséré à l'envers, ce qui entraîna la création de paires 5-penni "tête- bêche!' Cette nouvelle erreur fut vite découverte et corrigée au cours du processus d'impression. Il en résulte que seules quelques paires révélant (cette anomalie existe et que la presque totalité des feuillets imprimés à cette occasion ne présente aucune erreur.


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31/03/2005

ETATS ITALIENS - ½-tornese « Trinacria ».

Dans les années 1850, le royaume des Deux-Siciles était formé par la Sicile et l’extrémité méridionale de la péninsule des Apennins. Il avait Naples pour capitale et était placé sous la souveraineté d’un Bourbon. Les deux régions administraient leurs services postaux séparément. Naples procéda à l’émission de ses premiers timbres le 1er janvier 1858. Ils s’ornaient des armoiries du royaume, composées du Cheval de Naples, le « trinacria » (animal à trois pattes avec la tête de Méduse) de Sicile, et l’emblème fleurdelisé des Bourbons.

Giuseppe Masini grava les matrices de la série, qui se composait de sept valeurs allant de ½ grana à 50 granas.

En mai 1860, Giuseppe Garibaldi envahit la Sicile et déposa les Bourbons. Il fallut alors établir un gouvernement provisoire pour Naples et la Sicile. Ce gouvernement demeura deux années au pouvoir avant que l’ancien territoire des Deux-Siciles ne fût intégré au Royaume d’Italie.

Deux timbres de ½ tornese, destinés à l’affranchissement des journaux, furent émis peu après l’entrée en activité du gouvernement provisoire.

L’un de ces deux timbres, le ½ tornese bleu foncé, fut réalisé à partir de la plaque ayant servi à l’impression du ½ grana de Naples, en 1858. Le « G » (pour grana) fut effacé de la plaque et un « T » (pour tornese) lui fut substitué à la main. Comme de dessin central était composé des armoiries du royaume, comportant le célèbre animal à trois pattes, ce timbre fut surnommé le « trinacria ».

Quelques spécimens seulement existent encore aujourd’hui. Ils se rangent parmi les timbres les plus rares des Etats Italiens.



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ESPAGNE - 2-reales avec Erreur Chromatique

Le 24 octobre 1849, la reine Isabelle II d'Espagne promulguait un décret royal autorisant l'émission de timbres-poste pour l'affranchissement et l'enregistrement de la correspondance. La deuxième émission postale espagnole eut lieu le 1er janvier 1851. Elle se composait de six timbres différents, montrant le profil de la reine couronné par un diadème de perles. La bordure ovale entourant le portrait comportait la valeur et l'année d'émission. Ces timbres furent typographiés par feuillets de 170 (10x 17), par l'Imprimerie Gouvernementale de Madrid.

Parmi cette série, figurait un timbre de deux reales, imprimé à l'encre rouge, et un autre de six reales, imprimé à l'encre bleue. U ne erreur d'impression fut provoquée par l'insertion accidentelle d'un cliché de 2-reales dans la plaque réservée aux 6-reales. En 1868, le collectionneur anglais Alfred Smith de Bath fit l'acquisition d'une collection de timbres espagnols et découvrit un 2-reales bleu. les spécialistes considérèrent toutefois que ce spécimen constituait un essai d'imprimeur ou une épreuve. Dans les années qui suivirent la découverte de Smith, de nombreux articles concernant ce timbre parurent dans la presse philatélique. Puis, en octobre 1899, une paire composée d'un 2-reales bleu et d'un 6-reales bleu fut découverte. L'on apprit que cette paire provenait d'un bloc de 6-reales. En 1921 toutefois, le grand expert des timbres espagnols Hugo Griebert prétendit que les 2-reales imprimés en bleu étaient tout simplement des faux. Suite à cet avis, le timbre fut retiré du catalogue Stanley Gibbons.

En 1922, lors de la vente à Paris de la collection Ferrari, Griebert n'en acheta pas moins la paire verticale unissant un 6-reales et un 2-reales bleus. La célèbre paire fut plus tard vendue au roi Carol II de Roumanie, puis en 1951, elle devint la propriété de René Berlingin.

Finalement, la Royal Philatelic Society de Londres et la Société Postale Espagnole tombèrent d'accord pour définitivement accréditer la théorie du cliché mal placé et pour considérer les 2-reales bleus comme résultant effectivement d'erreurs d'impression.

Seuls trois spécimens de ces timbres sont répertoriés.



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CANADA - 12 pence Reine Victoria

 Le Canada procéda à l’émission de ses premiers timbres de 3 pence, 6 pence et 12 pence en 1851. En février 1851, l’artiste Sandford Fleming créa des motifs décoratifs destinés à orner un timbre de 3 pence et un autre d’un shilling. Ces motifs représentaient un castor, l’emblème national canadien. Étant donné toutefois que les timbres à haute dénomination étaient destinés à être utilisés sur le courrier devant quitter le pays, l’on considéra que ces timbres devaient représenter la souveraine ayant auto­rité sur le Canada. Le timbre de 12 pence porta donc une représentation de la Reine Victoria, inspirée du célèbre portrait réalisé par Edward Chalon.
Ce fut la firme new-yorkaise Rawdon, Wright, Hatch & Edson qui fut chargée de l’impression des premiers timbres canadiens. La réalisation de la matrice destinée à la frappe du timbre de 12 pence fut confiée à Alfred Jones. Sur ce timbre, la mention Canada Postage apparaît au-dessus du portrait de la Reine, tandis que la dénomination figure dans la partie inférieure. Le timbre de 12 pence servait à payer le taux par once des lettres à destination de Terre-neuve ou des Antilles Britanniques, qui transitaient par Halifax et Liverpool, ainsi que les lettres en surcharge à destination des États-Unis

Le 12 pence était imprimé à l’encre noire sur un papier fait à la main, discrètement ligné. Il était gommé, mais pas dentelé. Quelque 51.000 timbres de 12 pence furent imprimés, mais seuls 1.510 d’entre eux furent vendus. Les timbres demeurèrent en vente du 14 juin 1851 au 4 décem­bre 1854. Les 49.490 timbres inutilisés furent détruits le 1er mai 1857. L’on estime généralement que, de nos jours, il n’existe même plus cent spécimens du 12 pence « Reine Victoria ». L’on connaît trois paires non-oblitérées. L’une d’elles, détachée du coin du feuillet, enrichit les collections du Musée Postal National d’Ottawa, dans l’Etat de l’Ontario. Un très beau spécimen non-oblitéré fut adjugé pour 75.000 dollars lors de l’édition 1980 de la vente annuelle que Robert A. Siegel consacre aux objets les plus rares au monde. Les philatélistes considèrent ce timbre parmi un des plus beaux des spécimens rares.


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BUENOS AIRES - Paire de 1-Peso "Vapeur" Tête-Bêche

 Buenos Aires, une province de la république Argentine et aujourd'hui également capitale de ce pays, procéda à l'émission de ses premiers timbres en avri11858. Il s'agissait d'une série de quatre valeurs -2,3,4 et 5 pesos ­qui fut imprimée par l'Hôtel des Monnaies (Banco y Casa Moneda). Ces timbres représentaient un vapeur au sein d'un ovale horizontal. Ils comportaient les inscriptions Correos et Bue/los AIres au-dessus et au-dessous de l'ovale, tandis que la valeur figurait dans les panneaux latéraux. En raison de leur dessin, ces timbres reçurent le surnom de "barquitos" (petits navires). Signalons que ledit dessin s'avérait particu­lièrement bien approprié, étant donné que Buenos Aires constituait, et constitue toujours, le principal port argentin.

Les timbres furent typographiés par feuillets de 48 spécimens (6x8). Imprimés sur un fin papier vélin, ils furent émis non dentelés et gommés. La plupart étaient d'une qualité à ce point médiocre, qu'il s'avérait difficile de déchiffrer leur valeur et que seule leur couleur permettait de les différencier.

La série fut émise une seconde fois le 26 octobre 1858, puis une troisième fois le 1er janvier 1859, avec des variétés d'un timbre de 1-peso, imprimé à l'encre bleue. 

Les plaques utilisées pour la production du 4-pesos furent modifiées pour l'impression du 1-peso. A cette fin, le mot Cuatro fut effacé des plaques, mais l'opération fut réalisée avec une telle maladresse que l'ancienne valeur continua à apparaître discrètement sur certains des nouveaux timbres.

Les plaques utilisées pour la production du 5-pesos furent également modifiées pour permettre l'impression de l'autre variété du 1-peso. La valeur fut à nouveau maladroitement effacée et, étant donné que les clichés devaient être traités séparément, il en résulta 48 variétés plus ou moins différentes.

Ce fut durant l'impression de cette deuxième variété du 1-peso que des "tête-bêche" virent le jour. L’existence de cette erreur d'impression ne fut révélée que lors de la vente de la collection Ferrari, en 1922. Il s'agissait d'une paire horizontale qui fut acquise par le célèbre collectionneur américain Alfred Lichtenstein. Peu après cette vente, une nouvelle paire, verticale cette fois, fit son apparition en Allemagne.


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